Ce soir-là, le plaisir lui parut fade.
L'ambiance n'y était pas. Il décida de rentrer à la maison.
La chambre de sa mère était encore éclairée.
Il s'en étonna et entra dans la pièce.
La maman était à genoux, au pied de son lit,
la tête appuyée sur les couvertures.

Il s'approcha.
Elle était morte.
Ce fut pour lui un coup terrible.
N'était-ce pas le chagrin qui avait tué sa mère ?
N'était-il pas responsable de sa mort,
lui, un fils indigne ?
L'irréparable était devant lui.
Dieu lui parla. Il avait vu l'exemple,
entendu les conseils d'une mère
à la foi vivante, et il allait y répondre.

Cette nuit-là, Pierre se tourna vers Dieu.
Il reconnut ses péchés
et accepta Jésus pour son Sauveur.
Pendant de longues années, attaché à Jésus,
son Maître,
il a été un chrétien zélé pour proclamer le grand salut
que Dieu offre à celui qui croit.
Il l'avait accepté lui-même
dans des conditions si tragiques.