Le véhicule manque un virage, quitte la route et se retrouve dans un jardin en contrebas.
Sous l'impact la voiture est disloquée.
Deux jeunes gens en sortent, miraculeusement épargnés, avec seulement quelques blessures sans gravité.
Ils sont là, hébétés, déclarant qu'ils ont “tutoyé” la mort et qu'ils ont eu beaucoup de “chance”.
Mais de quelle chance s'agit-il ?
Qui les a protégés et délivrés d'une issue qui aurait pu leur être fatale ?
Où seraient-ils aujourd'hui s'il n'y avait pas eu ce miracle ?
Les questions se bousculent, bien des sentiments s'entremêlent, mais trop souvent l'insouciance reprend le dessus.
On oublie vite les frayeurs et les angoisses qui ont pu surgir un moment. Telle est la nature humaine avec son incroyable capacité à réagir pour occulter les mauvais souvenirs et retomber dans l'indifférence.
Pourtant n'est-ce pas Dieu qui a parlé ?
“Car Dieu parle une fois, et deux fois – et l'on n'y prend pas garde”(Job 33. 14).
Sa bonté a accordé un temps supplémentaire aux deux jeunes gens pour se repentir.
“Le Seigneur… est patient envers vous, ne voulant pas qu'aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance”(2 Pierre 3. 9).
Ces deux jeunes ont-ils tiré profit de la “chance” qui leur a été offerte de régler la question de leurs péchés avec Dieu et de recevoir ce merveilleux pardon accordé à tous ceux qui croient en Jésus Christ ?
Nous ne le savons pas. Mais ce récit nous incite à vous dire, avec la Bible : “Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas votre cœur”(Hébreux 4. 7).
Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel a perdu sa saveur, avec quoi sera-t-il salé ? Il n'est plus bon à rien qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située au sommet d'une montagne ne peut pas être cachée.
Matthieu 5. 13, 14
Moutons de Panurge
Panurge est un des personnages de l'œuvre de François Rabelais(1494-1553), écrivain français de la Renaissance. Parmi les exploits de Panurge, le plus célèbre est celui d'avoir jeté, depuis un bateau, un mouton dans l'eau, afin que le reste du troupeau se précipite dans la mer. D'où l'expression «moutons de Panurge» pour stigmatiser ceux qui suivent sans se poser de questions.
Celui qui parle de “moutons de Panurge” applique en général cette expression aux autres, en oubliant qu'il est lui-même concerné. Que de choses faisons-nous, simplement parce que les autres les font, notamment dans le domaine moral !
Le seul que nous puissions suivre sans être trompés, c'est Jésus.
“Celui qui me suit, nous dit-il, ne marchera pas dans les ténèbres,
mais il aura la lumière de la vie”(Jean 8. 12).
En suivant Jésus, c'est-à-dire en nous confiant en lui, nous découvrons le chemin de la vie : l'amertume fait place à la sérénité, les griefs à l'amour ; l'aliénation de la personnalité à la liberté de fils dans la famille de Dieu. Nous qui sommes disciples de Christ, quel exemple donnons-nous à ceux qui nous côtoient ? S'ils nous voient poursuivre les mêmes buts qu'eux, en quoi sommes-nous des témoins de Jésus ? Ce qui fait la saveur d'un chrétien, c'est la réalité de sa foi qui s'exprime, dans un monde cruel, par des actes concrets de compassion, de justice, de droiture, de douceur… en restant dans une relation vivante et confiante avec le Seigneur Jésus. Alors, notre conduite amènera peut-être ceux qui nous observent au désir de connaître Celui qui l'anime.
Exhortez-vous l'un l'autre chaque jour… afin qu'aucun d'entre vous ne s'endurcisse par la séduction du péché.
Hébreux 3.13
Veillez donc à marcher soigneusement… Comprenez quelle est la volonté du Seigneur.
Éphésiens 5. 15, 17
L'aigle et la vipère
Un clair matin d'été, m'a raconté un ami montagnard, j'observais un jeune aigle royal posé sur un rocher tout proche. Soudain il déploie ses ailes et monte dans un mouvement majestueux, toujours plus haut.
Ce n'est bientôt plus qu'un petit point noir.
Mais tout à coup, il se met à redescendre en vrilles désordonnées, les ailes à demi repliées et finit par s'écraser sur le sol à quelques mètres de moi.
Après l'avoir examiné, je découvre une petite vipère fortement attachée à la poitrine de l'aigle. Pendant qu'il se reposait sur le rocher, elle s'était blottie dans la chaleur de ses ailes et l'avait mordu en plein vol.
Nous aussi, amis chrétiens, nous pouvons nous faire mordre par le péché sous ses multiples formes : mensonge, médisance, égoïsme, malhonnêteté…
Le péché ne peut pas nous enlever la vie nouvelle que nous avons en Christ, mais il risque de briser notre vol, de nous entraver dans notre marche avec Dieu.
Soyons donc vigilants, demandons au Seigneur de nous montrer en quoi nous risquons de l'attrister. Si nous avons conscience d'avoir commis une faute, confessons-la lui immédiatement ; il nous aidera à l'abandonner.
Ainsi nous pourrons vivre d'une manière qui l'honore. Nous ne nous contenterons pas d'éviter le mal, mais nous trouverons notre joie à rechercher le bien, et à l'accomplir par amour pour Dieu et dans la bienveillance envers notre prochain.