Exhortez-vous l'un l'autre chaque jour… afin qu'aucun d'entre vous ne s'endurcisse par la séduction du péché.
Hébreux 3.13
Veillez donc à marcher soigneusement… Comprenez quelle est la volonté du Seigneur.
Éphésiens 5. 15, 17
L'aigle et la vipère
Un clair matin d'été, m'a raconté un ami montagnard, j'observais un jeune aigle royal posé sur un rocher tout proche. Soudain il déploie ses ailes et monte dans un mouvement majestueux, toujours plus haut.
Ce n'est bientôt plus qu'un petit point noir.
Mais tout à coup, il se met à redescendre en vrilles désordonnées, les ailes à demi repliées et finit par s'écraser sur le sol à quelques mètres de moi.
Après l'avoir examiné, je découvre une petite vipère fortement attachée à la poitrine de l'aigle. Pendant qu'il se reposait sur le rocher, elle s'était blottie dans la chaleur de ses ailes et l'avait mordu en plein vol.
Nous aussi, amis chrétiens, nous pouvons nous faire mordre par le péché sous ses multiples formes : mensonge, médisance, égoïsme, malhonnêteté…
Le péché ne peut pas nous enlever la vie nouvelle que nous avons en Christ, mais il risque de briser notre vol, de nous entraver dans notre marche avec Dieu.
Soyons donc vigilants, demandons au Seigneur de nous montrer en quoi nous risquons de l'attrister. Si nous avons conscience d'avoir commis une faute, confessons-la lui immédiatement ; il nous aidera à l'abandonner.
Ainsi nous pourrons vivre d'une manière qui l'honore. Nous ne nous contenterons pas d'éviter le mal, mais nous trouverons notre joie à rechercher le bien, et à l'accomplir par amour pour Dieu et dans la bienveillance envers notre prochain.
J'ai cherché l'Eternel ; et il m'a répondu.Psaume 34. 4
Quand il l'a trouvée, il la met sur ses épaules, tout joyeux ; puis, de retour à la maison, il assemble les amis et les voisins et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j'ai trouvé ma brebis, celle qui était perdue.Luc 15. 5, 6
En quête de Dieu
Lors d'une promenade en famille, Maélis s'était perdue en forêt. Quand ils s'en sont rendu compte, ses parents, très inquiets, se sont mis à sa recherche en empruntant tous les sentiers possibles.
De son côté Maélis appelait et criait jusqu'à l'épuisement, mais sans résultat.
Quelques heures plus tard, son papa l'a aperçue, endormie sur un rocher. Il l'a appelée par son nom et a couru vers elle. Réveillée en sursaut, elle lui a aussitôt tendu les bras. Lorsqu'il l'a soulevée et embrassée, elle ne cessait de répéter :
«Papa, je t'ai trouvé !».
Peut-être, comme cette petite fille qui ne trouvait pas ses parents, vous ne savez pas comment trouver Dieu. D'abord soyez assuré que Dieu, lui, vous cherche, et vous met à cœur de le chercher. Comme le berger de l'évangile qui est parti à la recherche de sa brebis perdue, Dieu vous cherche. Il attend que vous reconnaissiez que vous êtes perdu et que vous lui tendiez les bras. Il vous donnera alors sa paix.
C'est en lui faisant confiance que nous pouvons trouver Dieu. « Il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu est, et qu'il récompense ceux qui le recherchent » (Hébreux 11. 6).
La foi est confiance en Dieu. En écoutant Dieu, ce qu'il nous dit dans sa Parole (la Bible), la foi naît et grandit en nous. Alors nous percevons qu'il est le Dieu Sauveur et qu'il a envoyé vers nous Jésus, son Fils unique. Comme cette petite fille, nous connaîtrons la joie de la rencontre, la joie d'être trouvé et sauvé. Plus grande encore sera celle de Jésus, le bon Berger.
Le cœurest trompeur par-dessus tout, et incurable.
Jérémie 17. 9
Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont moi je suis le premier. Mais... miséricorde m'a été faite.
1 Timothée 1. 15, 16
Qui est le monstre ?
Une affreuse affaire de mœurs éclate soudain. La population locale est sous le choc. La télévision et les journaux s'en emparent et multiplient interviews et commentaires. Un mot est prononcé, souvent avec colère : C'est monstrueux !
Certes le crime est horrible, et il convient de le dénoncer fermement. Mais moi, j'ai surtout honte. Honte pour ce qui s'est passé, et aussi parce que je suis un être humain.
La Bible l'affirme, j'ai la même nature que ce criminel. Placé dans les mêmes conditions, j'aurais peut-être fait pire encore. Je le sais, j'en serais capable.
L'histoire de l'humanité est remplie d'horreurs, de guerres certes, mais aussi de faits divers d'une bassesse extrême.
Et pourtant, tout cela donne une idée moins fidèle de ce qu'est le cœur humain que les confessions secrètes qu'un croyant peut faire à son Dieu. Pourquoi ? Parce que seule l'assurance d'être pardonné nous donne la lucidité et le courage de reconnaître devant Dieu les racines profondes de mal en nous. Plus nous connaissons le Seigneur, plus notre être naturel nous paraît éloigné de lui. Nous ne sommes donc pas surpris quand l'apôtre Paul dit qu'il est «le premier des pécheurs».
Toutefois il dit aussi que le Christ habite en nous par la foi. En tant que croyants, nous possédons deux natures, l'une est entièrement dégradée ; l'autre, parfaitement sainte, est la vie de Jésus lui-même en nous. Notre responsabilité, c'est que cette nouvelle vie se manifeste de plus en plus.
Le don de grâce de Dieu, c'est la vie éternelle dans le Christ Jésus.
Romain 6.23
Dieu... nous a sauvés et nous a appelés d'un saint appel, non selon nos oeuvres, mais selon son propre dessein et sa propre grâce.
2 Timothée 1. 9
Le verset n'avait pas changé
Au cours d'une réunion d'évangélisation, une personne fut amenée à la foi par ce texte de la Bible : “Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie”(Jean 5. 24).
Le prédicateur écrivit le verset sur une carte, et l'offrit à cette femme qui, tout heureuse, retourna chez elle avec son petit garçon.
Mais, le lendemain matin, la maman se leva découragée : elle avait passé une nuit de lutte, de doutes, de craintes. Lorsque son petit garçon lui demanda ce qu'elle avait, elle fondit en larmes et dit : “Je croyais être sauvée, mais je me sens aussi mauvaise qu'avant !”
Le petit garçon, tout bouleversé, lui répondit : “Maman, est-ce que ton verset a changé ? Je vais aller voir”. Il courut chercher la petite carte et lut le verset.
“Eh bien ! Maman, dit-il, c'est exactement le même qu'hier.”
La maman regarda son petit garçon en souriant. Cette simple confiance enfantine avait suffi à la convaincre. Elle le prit dans ses bras, et remercia Dieu de ce que son précieux verset était toujours le même et de ce que sa paix était établie sur la parole éternelle de Dieu.
Ne regardons pas à notre triste état de pécheur, reconnaissons devant Dieu ce que nous sommes réellement. Faisons-lui confiance, son amour pour nous ne peut changer. Le Seigneur Jésus lui-même nous a promis : “Mes brebis…, personne ne les arrachera de ma main”(Jean 10. 27, 28).